drapeauLettre à toi, le premier de tous les François depuis François 1er. Puisqu'à priori, tu seras l'élu , laisses moi t'offrir ces quelques mots. Je préférerai te donner des perles de pluies venues d'un pays où il ne pleut pas mais hélas mon François, chez nous il pleut souvent, et il va te falloir bien du talent pour passer entre les gouttes. N'oublies pas de te draper dans ton humilité pour te préserver de toute l'humidité ambiante, et pénétrante. N'hésites pas à chausser les bottes de caoutchouc, celles des marins, des écoliers et des culs terreux. Je ne peux pas croire que ça te gênes de marcher dans la boue, je ne veux pas croire que ça te gênes de dîner avec nous. 

Je sais, nous attendons beaucoup de toi, forcément trop... Tu n'es qu'un homme et soyons honnête, on ne peut pas parler de coup de foudre entre nous. D'ailleurs, si Dominique n'avait pas fait la nique à son destin, aurais tu seulement entamé ton régime? J'ai besoin d'y croire, je veux François que tu me donnes l'envie, l'envie d'avoir envie. Une nation c'est exactement comme une femme, si elle succombe, elle te regardera avec les yeux mouillés de l'approbation, de la confiance et du désir. Laisses nous t'aimer François, toute une nuit, laisses nous, tout un mandat, faire avec toi, le plus long, le plus beau voyage... Enfin, le plus long, c'est pour la chanson, si tu pouvais juste nous parsemer de quelques pétales de roses  ce chemin de rigueur, ce serait déjà pas mal. Je ne nourrie pas beaucoup d'illusion mais un soupçon tout de même... Un espoir un peu naïf, celui de nous aimer un peu plus, nous tous, nous autres, nous français et moins français. En fait je suis en train de me demander si plus encore qu'à une quête présidentielle, ce n'est pas à une quête divine que j'aspire.

Petite pensée pour un autre François, le saint venu d'Assise, qui consacra toute sa vie aux plus démunis.  Il à invité tous les humains à l'amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune et notre frère le Soleil. Un peu barré mais méritant notre éternel respect, big thumb pour St François d'Assise.

Un mot pour toi aussi Bayrou, lutin malicieux du peuple du milieu. Je n'ai pas lu ton programme, je ne t'ai pas écouté, je ne t'ai jamais vraiment aimé, ni même détesté. J'ai tout mangé le chocolat, j'ai tout fumé les Craven A, et comme t'étais toujours pas là... Je suis de ces 90% qui ne voteront pas pour toi, mais tu t'appelles François, alors voilà...  

Plane sur ces élections le fantôme imposant d'un illustre homme d'état qui marqua d'une rose rouge quatorze année d'une vie française. Né à droite, il a fait passer la gauche, et fait danser mes proches. Notre dernier socialo-president-mohican a parfois fait du moche mais on doit à ce François quelques grands pas. Je me souviens de toi, et je me demande ce que tu penserais de tout ça, de ce monde devenu fou, de cette élection, de nous... Je vais quand même te dire que je trouve ta bibliothèque aussi gracieuse qu'un pack de lait, mais bon... Je sais tonton, peu importe le flacon...

Mes amis droitiers, respirez... Et patientez. Je suis persuadée que les prochaines seront pour vous, parce que la France aime alterner, et que ce François là, avec son petit bout de Jean placé devant attend son moment. En 2017, il sera prêt Coppé, vous verrez. Et pour vous, camarades  réfugiés politiques en Suisse suite au trauma dit "trauma des 75%", ce sera peut-être l'heure du retour. Avant de partir, faites moi un petit signe, je ne soupçonnais pas avoir des amis si blindés...et je cherche un sponsor pour réussir mon été (...)

Bon, mes chéris, aujourd'hui c'est dimanche, et y'a d'la joie, dites bonjour aux hirondelles, y'a d'la joie dans le ciel par dessus le toit...

Après la messe, profitez en pour aller voter, quoi qu'il arrive on va se marrer..

 

Mauriac, Cluzet, Berleand, Feldman, Valéry, Truffaut, Leotard, Barouin, Rabelais, Fillon, Marcantoni, Perier, Corbier, Cavanna, Ravachol, Ozon... François François.

 

"Le president de la republique est gardien de la constitution et pendant qu'il fait ça, il n'est pas au bistrot." Pierre Desproges