Laurence Ferrari nous a balancé l’info au 20h, l’air de rien et je suis sure que comme moi vous en avez avalé votre soupe bio de travers. 15 millions de célibataires en France en 2012 !

Alors oui, bien sur il y a ceux qui n’ont pas fait exprès d’atterrir dans cette catégorie ; Laurence nous à montré  une trentenaire désabusée qui en regardant ses pieds nous explique qu’elle croit encore au prince charmant mais que oh la la « il  prend sacrement son temps ! », petit regard humide, ongles rongés, une oiselle blessée sur la branche de l’illusion.

CECI EST UN MESSAGE DE SANTÉ PUBLIQUE : arrêtez de faire croire à vos filles et vos petites filles qu’un jour un putain de prince (en 2012 comprendre un avocat renommé, un sportif fortuné ou un chanteur à succès) viendra sur son cheval blanc (au mieux une Aston Martin, au pire un humer) les enlever à leur quotidien et faire de leur vie une succession  de journées féeriques.

On se remet déjà plus ou moins bien du mensonge du père noël et de celui de la petite souris, mais là franchement le bellâtre avec sa mèche Delahousse et son collant moulant, je vous supplie au nom des générations futures de ne plus le mentionner.  Les psy du monde entier ont construit leur clientèle grâce à cette quête imbécile du prince. Toutes les filles l’attendent, tous les garçons veulent le devenir et tout le monde se prend les pieds dans le tapis. Et puis sincèrement, les vrais  princes, ils vous font envie avec leur écharpe de miss et leur carrosse doré ? Est ce que vraiment il y a dans le regard (si vif) d’Emanuel de Savoie une lueur qui ressemble au bonheur ?

Si tu me crois aigrie, tu as tord. Je ne pense pas venir de Vénus, pas plus que les hommes de mars (quelle merde ce bouquin d’ailleurs). Je sais qu’il y a quantité de garçons non seulement charmants mais aussi drôles, gentils, intelligents, et endurants.  Je le sais, j’en connais. Mais ils sont si imparfaits que Cendrillon, Blanche-Neige et toutes les autres pouffes du genre ne les auraient jamais remarqué…

Fin du chapitre prince charmant.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a une grande partie de ces 15 millions de célibataires qui est ravie de manger du Caprice des Dieux à même la boite, d’aller se coucher sans la ranger, et de se refaire une tartine au réveil (je sais, c’est pas vraiment représentatif mais j’ai réussi à faire un placement de produit et dès que j’atteint les 22000 clics je peux peut-être faire un deal avec Caprice des Dieux…).

La célibania ne cesse de progresser, la collocation aussi. Moralité, nous ne cherchons pas la solitude, nous fuyons plutôt le couple à la papa. En fait, j’en sais rien, je ne sais déjà pas ce que je cherche, alors présumer de ce que tu cherches toi…pfffffffff.

Forcée de constater* qu’à Paris comme ailleurs les locations à plusieurs explosent (et pas seulement chez les étudiants) avec une évidente explication financière (la crIIIIIIIIse…) mais je crois  surtout une envie sincère de partage (amen).  Je me demande si on n’est pas tous en train de virer communiste ?!

Née au cœur d’une communauté hippie en Ariège, je ne fantasme pas ce mode de vie, je connais ses vertus et ses limites.  Je sens bien que flotte dans l’air du temps un parfum sucré de patchouli  et une mélodie PinkFloydienne irrésistible. Il faut reconnaître que c’est tentant de fustiger le nucléaire et de ressortir ses pattes d’eph…

Mais, bon, depuis le temps qu’on est censé faire l’amour, pas la guerre …

 

* « force est de constater » est la formule originale, mes excuses pour les puristes. Je viens de l’apprendre (et c’est un choc…) ce vendredi 6 janvier 2012 à 11h50.